C’est ce qu’on se dit pour soulager notre conscience collective face aux images qui arrivent de Gaza. Mais derrière le mot « résilience », il y a un peuple à bout de souffle, vidé de ses forces par des décennies d’occupation israélienne et des mois de massacres ininterrompus.
Les habitants de Gaza ne demandent pas qu’on admire leur capacité à survivre au pire. Ils demandent que le pire s’arrête. Courir sous les bombes, être déplacé vingt fois, fouiller les décombres à mains nues, vivre dans l’angoisse permanente de perdre ses enfants… ce n’est pas du courage, c’est une torture psychologique et physique infligée à grande échelle.
Il ne s’agit pas de politique, mais d’empathie humaine élémentaire. Israël compte sur l’usure de notre attention et sur notre lâcheté numérique.
Ne les laissons pas tranquilles. Ne restons pas silencieux sous prétexte que le sujet dérange. Brisez le silence dans vos cercles habituels, parlez-en autour de vous. L’indifférence est le luxe des gens qui ne craignent pas pour leur vie.
Israël n’est pas au dessus des lois, ni des consciences.
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Arrêtons de dire qu’ils sont « résilients ». Ils sont juste épuisés d’essayer de survivre.
Ce que le confort de nos mots cache de la réalité à Gaza.
Sur nos écrans, on salue souvent le courage des Palestiniens de Gaza.
On admire leur dignité face aux bombes israéliennes, leur capacité à reconstruire un abri de fortune après chaque déplacement forcé.
Mais cette admiration est un piège confortable. Elle normalise ce qui est monstrueux.
Personne ne devrait avoir à être « fort » face à l’extermination de sa propre famille.
Ce n’est pas normal.
Les Gazaouis ne sont pas des super-héros de bande dessinée.
Ce sont des êtres humains de chair et de sang.
Ils ont faim. Ils ont terriblement peur. Ils sont à bout de forces.
Leur retirer jusqu’au droit de s’effondrer, en qualifiant leur agonie de « résilience », c’est une cruauté supplémentaire. Israël ne brise pas seulement des murs : cette politique de meurtres de masse et de crimes de guerre vise à user les âmes jusqu’à la folie.
La réalité, c’est un état d’épuisement psychologique et physique que nous ne pouvons même pas concevoir.
- L’usure du déplacement : être chassé de chez soi, 10 fois, 20 fois, sous les missiles, sans jamais savoir où poser sa tête en sécurité.
- La torture du doute : vivre chaque seconde, depuis des mois, en sachant que la minute suivante peut être la dernière. Pour soi. Pour ses enfants.
- La charge mentale de l’horreur : chercher de l’eau, chercher de la nourriture, chercher des survivants, tout en portant le deuil de ses proches. Le cerveau humain n’est pas programmé pour enduirer cela.
On n’a pas besoin d’être un militant pour ressentir cet épuisement. Il suffit d’être humain.
Ce qui se joue à Gaza, ce n’est pas un conflit d’opinions lointain. C’est l’effacement méthodique de l’humanité de tout un peuple, sous nos yeux et avec la complicité de nos gouvernements.
Regarder ailleurs au nom de la « neutralité », c’est accepter que la cruauté devienne la norme.
Notre devoir est d’être la caisse de résonance des Palestiniens.
Ne détournez pas le regard. Le silence protège les bourreaux israéliens.
Osez l’inconfort : brisez le tabou. Parler de Gaza là où on ne l’évoque jamais : au travail, dans vos écoles, en famille.
Refuser l’anesthésie : ne laissez pas l’habitude lisser l’horreur. Indignez-vous ouvertement.
Source : Compte Instagram de sierra_whisky