Partager la publication "L’arrêt des stations de dessalement rapproche Gaza d’une catastrophe hydrique"
Centre Palestinien d’Information, 21 juin 2026.– Le syndicat des propriétaires de stations de dessalement d’eau dans la bande de Gaza a averti, ce samedi, du risque d’une catastrophe humanitaire imminente en raison de l’arrêt de fonctionnement de plusieurs stations de dessalement faute de carburant.
Le syndicat a expliqué, dans un communiqué adressé aux autorités officielles et aux institutions internationales, que certaines stations de dessalement ont effectivement cessé de fonctionner au cours des deux derniers jours, après avoir épuisé leur réserve de carburant, ce qui menace la continuité de la production d’eau potable pour des centaines de milliers de citoyens.
Le syndicat a révélé que le représentant de l’UNICEF a informé les responsables des stations, jeudi dernier, de la difficulté à fournir les quantités de diesel nécessaires au fonctionnement des stations de dessalement, et de l’incapacité à distribuer le carburant requis pour garantir leur fonctionnement cette semaine.
Il a souligné que l’arrêt des stations de dessalement, même pour des périodes limitées, a un impact direct sur la sécurité de l’eau dans le secteur, étant donné que de larges segments de la population dépendent de l’eau dessalée comme principale source d’eau potable.
Le syndicat a appelé les différentes parties concernées et les organisations internationales à intervenir d’urgence pour fournir le carburant nécessaire et faire fonctionner les stations de manière régulière, avertissant de l’aggravation de la crise de l’eau et de son atteinte à des niveaux sans précédent. Il a également demandé de prendre rapidement des mesures pratiques pour éviter un arrêt complet de la production et de la distribution d’eau potable désalinisée dans le secteur.
Il a souligné que le secteur de la production et de la distribution de l’eau fait face à une grave pénurie de fournitures pour l’exploitation et la maintenance, y compris des filtres et des membranes de dessalement, des pièces de rechange, des huiles industrielles et des pneus de véhicules utilisés pour le transport et la distribution de l’eau.
Cela survient alors que la crise humanitaire dans la bande de Gaza s’aggrave en raison de la poursuite des restrictions imposées à l’entrée de carburant et de matériaux de maintenance, ce qui menace les services essentiels et exacerbe les souffrances des habitants dans différentes régions de la bande.
Source : Centre palestinien d’Information
