Jour 52 : Opération Déluge d’Al-Aqsa dans la ville de Jérusalem

Silwanic, 27 novembre 2023. Au 52e jour de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », un quatrième contingent de prisonniers dans le cadre de « l’accord d’échange » entre Israël et le Hamas a été libéré, tandis que les forces poursuit le siège imposé à la mosquée d’Al-Aqsa et à la municipalité a forcé une famille de Jérusalem à auto-démolir sa maison.

Le quatrième contingent de l’accord

Au quatrième jour de la « trêve humanitaire », les autorités d’occupation ont libéré 33 prisonniers palestiniens, tandis que les Brigades Al-Qassam ont libéré 11 Israéliens.

Parmi les prisonniers libérés de la ville de Jérusalem, 9 prisonniers, dont la prisonnière Nufuth Hammad.

Prisonniers libérés :

1. Nufuth Jad Hammad, 16 ans, détenue depuis décembre 2021 et condamnée à 12 ans de prison.

2. Mohammad Al-Haymouni, détenu depuis décembre 2022 et condamné à deux ans et 10 mois de prison.

Détenus

1. Khalil Firas Heikal, détenu depuis novembre 2022

2. Mohammad Abu Al-Hummos, détenu depuis août 2023

3. Omar Abu Mayaleh, détenu depuis avril 2023

4. Dujana Attoun, détenu depuis janvier 2023

5. Adam Ghaith, détenu depuis mai 2023

6. Salah Al-Hadra, détenu depuis mai 2023

7. Khaled Abu Asab, détenu depuis juin 2022

Le Centre d’information Wadi Hilweh – Jérusalem a expliqué que les procédures de libération des prisonniers étaient similaires à celles des libérations précédentes les vendredis, samedis et dimanches : convocation du tuteur du prisonnier au poste de police « Salle 4 », informations sur les conditions de libération du détenu : interdiction de rassemblements et restrictions de l’accueil aux résidents. Le prisonnier et son tuteur sont libérés et emmenés en véhicule jusqu’à la porte de la maison, au milieu d’un déploiement de forces sur place.

Le Centre a souligné que le prisonnier et son tuteur, lorsqu’ils sont à bord du véhicule de renseignement, ne peuvent pas se parler ou se saluer, tandis que les menottes sont retirées des mains du prisonnier après son arrivée au domicile familial.

Le Centre a noté que les convocations aux familles ont commencé aujourd’hui dans la soirée.

Le Centre a ajouté que les services de renseignement ont convoqué des familles dont les noms figuraient sur les « listes de prisonniers devant être libérés », mais que leurs fils n’ont pas été libérés.

Le Centre a expliqué que les forces d’occupation ont pris d’assaut les maisons ou les environs des maisons des prisonniers libérés et ont exigé que personne ne se trouve dans la maison, à l’exception des membres de leur famille.

Le Centre a ajouté que les forces ont pris d’assaut la maison de Hammad dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem et ont expulsé toutes les personnes présentes à l’exception des membres de la famille.

Les équipes de presse ont été évacuées des environs de la maison de Hammad et tous ses environs ont été fermés.

Un siège continu

Les autorités d’occupation continuent d’imposer un siège strict à la mosquée Al-Aqsa depuis 52 jours, en interdisant l’accès à l’exception des employés des Fondations islamiques et des personnes âgées, dont la plupart sont des résidents de la vieille ville.

Les forces d’occupation sont stationnées aux portes de la mosquée Al-Aqsa où elles ont établi des postes de contrôle. Elles arrêtent toutes les personnes qui arrivent et vérifient leur identité.

Des fidèles ont expliqué qu’ils sont très peu nombreux à Al-Aqsa et que les chapelles et les places sont vides de fidèles.

Les fidèles ont ajouté que les procédures pour entrer à Al-Aqsa incluent « l’arrestation, la fouille et l’enquête de chaque personne », même s’il s’agit de personnes âgées.

80 colons ont pris d’assaut la mosquée Al-Aqsa, lors des incursions du matin et du soir, par la Porte des Maghrébins, dont les clés sont sous le contrôle des autorités d’occupation.

Auto-démolition

Dans le village de Jabal al-Mukabber, la famille Hasasneh a dû mettre en œuvre la décision d’auto-démolition de son immeuble, prise par la municipalité d’occupation, sous prétexte de construction sans permis.

La famille a construit la maison en 2014, et 4 ans après, la municipalité a pris une décision de démolition, a commencé à reporter et à geler les décisions, et a imposé une amende d’une valeur de 150.000 shekels ; la famille a commencé les procédures de demandes d’autorisation et a franchi plusieurs étapes de cette procédure. Elle ne s’attendait pas à la décision finale de démolition.

Le bâtiment se compose de deux étages, chaque étage comprenant deux appartements, chacun d’une superficie de 80 mètres carrés. 17 personnes y habitaient.

Article original en anglais sur The Wadi Hilweh information center / Traduction MR

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