Tensions diplomatiques croissantes entre Madrid et Tel-Aviv à la suite d’un incident symbolique

Centre Palestinien d’Information, 12 avril 2026. Dans un contexte de tensions croissantes entre l’Espagne et Israël, les autorités israéliennes ont adressé un blâme au plus haut diplomate espagnol en poste, à la suite de l’explosion d’une grande poupée représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’un événement populaire dans une localité espagnole ces derniers jours.

Capture d’écran de la VIDEO publiée par Ramy Abdu, sur son compte X.

Selon des médias, la maire d’El Burgo, María Dolores Narváez, a indiqué que la poupée, d’environ sept mètres de haut et contenant près de 14 kilos de poudre, a été détruite dans le cadre d’une célébration traditionnelle organisée depuis des décennies dans cette ville proche de Malaga, dans le sud de l’Espagne, le 5 avril.

Elle a précisé que cet événement a déjà représenté par le passé d’autres personnalités internationales, dont le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine.

De son côté, le ministère israélien des Affaires étrangères a estimé, dans un communiqué publié sur la plateforme « X », que cet acte reflète une « haine antisémite », affirmant qu’il serait le résultat d’une « incitation systématique » du gouvernement du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a rejeté ces accusations, affirmant l’engagement du gouvernement à lutter contre toutes les formes de haine et de discrimination, et démentant « catégoriquement toute allégation malveillante » remettant en cause cet engagement.

Cette polémique intervient dans un contexte de divergences plus larges entre les deux pays. L’Espagne figure parmi les critiques les plus fermes des opérations militaires américaines et israéliennes en Iran et au Liban, ce qui a accentué les tensions diplomatiques avec Tel-Aviv, notamment sur fond de menaces américaines passées visant des alliés de l’OTAN jugés non coopératifs.

La guerre à Gaza a également aggravé la fracture entre les deux parties, Madrid étant accusée par le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar d’adopter des positions hostiles, notamment après avoir imposé des restrictions au passage d’avions et de navires liés au transport d’armes vers Israël via son espace aérien et ses ports.

En réponse, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares a vivement critiqué Israël, l’accusant de violer le droit international, à la suite de vagues de frappes au Liban malgré une trêve temporaire, tandis que le Premier ministre Netanyahu continue d’affirmer que le Liban ne fait pas partie de tout accord de cessez-le-feu, avec la poursuite des opérations militaires contre le Hezbollah.

Source : Centre palestinien dInformation