Partager la publication "Gaza a commencé l’évacuation de 370.000 tonnes de déchets accumulés, dans un contexte de catastrophe environnementale"
The Palestinian Information Center, 11 février 2026.- Les autorités de Gaza ont entamé l’enlèvement d’environ 370 000 tonnes de déchets accumulés dans le quartier du marché de Firas, au centre de Gaza-ville, durant les mois de génocide perpétrés par Israël contre la bande de Gaza.
Amjad al-Shawa, directeur du Réseau des organisations non gouvernementales palestiniennes (PNGO), a déclaré mercredi que ces déchets s’étaient accumulés depuis le début du conflit, il y a plus de deux ans, transformant le site en un grave danger pour la santé publique et l’environnement, dans un contexte d’effondrement quasi total des services essentiels.
Dans un message publié sur Facebook, M. al-Shawa a qualifié cette opération de nettoyage d’ « étape cruciale pour réduire les risques sanitaires immédiats pour les habitants ».
Il a précisé que l’opération d’enlèvement était menée avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en coordination avec la municipalité de Gaza et des organisations de la société civile. Il n’a cependant pas indiqué la destination des déchets.
Avant la guerre, les ordures étaient transférées vers la principale décharge de Juhr al-Dik, située près de la limite sud de Gaza-ville, à proximité de la barrière de sécurité.
Cette opération de nettoyage intervient alors que Gaza fait face à une crise environnementale qui s’aggrave suite à la destruction massive de ses infrastructures. La municipalité de Gaza avait précédemment averti que plus de 500.000 mètres cubes de déchets s’étaient accumulés dans les rues et les décharges sauvages, tandis que les équipes municipales n’avaient toujours pas accès à la principale décharge de Juhr al-Dik.
Les autorités municipales ont mis en garde contre le fait que cette accumulation massive de déchets crée des conditions idéales pour la propagation de maladies infectieuses et la prolifération de rongeurs, de moustiques et de mouches, constituant ainsi une menace directe pour la santé publique, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées.
La crise est aggravée par les restrictions d’importation de produits antiparasitaires efficaces, ne laissant disponibles à l’intérieur de l’enclave que des alternatives limitées et moins efficaces.
Avant la guerre, Gaza produisait environ 2.000 tonnes de déchets solides par jour, selon les données d’avant-guerre de l’Autorité de la qualité de l’eau et de l’environnement. Les déchets organiques représentaient 65 % du total, suivis du plastique (16,1 %), du papier (8,1 %), des métaux (3 %) et d’autres matériaux comme le sable, les débris de construction et les déchets agricoles.
Les infrastructures environnementales de Gaza sont quasiment effondrées depuis la destruction par les forces d’occupation israéliennes des réseaux d’eau potable, des systèmes d’assainissement, des stations d’épuration centrales et de la plupart des stations de pompage. Le déversement continu d’eaux usées non traitées a encore aggravé la contamination environnementale sur l’ensemble du territoire.
Article original en anglais sur The Palestinian Information Center / Traduction MR