Partager la publication "J’ai survécu aux horreurs de Gaza. J’ai regardé NAZA pour comprendre comment les soldats israéliens vivent avec cela"
Ezzideen Shehab, 16 octobre 2026. – J’ai récemment visionné NAZA. Je ne suis pas allé voir ce film pour découvrir ce qui s’est passé à Gaza. J’en suis originaire. Je suis l’une des victimes de cette guerre, l’un de ses témoins, et l’un de ceux qui ont payé un prix qui ne cessera pas avec la fin du conflit.
Je n’avais pas besoin d’un film pour m’apprendre comment des quartiers entiers ont été rayés de la carte, comment des immeubles résidentiels ont été bombardés alors qu’ils étaient encore habités, ou comment des familles ont été contraintes de quitter leur foyer sans savoir où aller.
Je n’avais pas non plus besoin qu’on me parle de la famine ; je l’ai vécue à deux reprises, avec toute l’humiliation qu’elle comporte, jusque dans ses moindres détails. Ni qu’on m’évoque ces personnes affamées, tuées alors qu’elles tentaient de rejoindre ce que l’on appelait, de manière si absurde, des « centres de distribution alimentaire ».
Je sais tout cela. J’y étais.
J’ai abordé ce film avec une autre interrogation : comment des individus, héritiers de la mémoire de l’Holocauste, peuvent-ils trouver autant de justifications pour commettre des atrocités contre un autre peuple ? Comment quelqu’un qui porte en lui la mémoire d’avoir été victime peut-il en venir à défendre les actes de ceux qui infligent la souffrance ?
Éprouvent-ils jamais un véritable remords ? Comprennent-ils ce qu’ils ont fait ? Ressentent-ils de la honte lorsqu’ils en parlent ? Et si, un jour, je croisais l’un d’entre eux, oserait-il me regarder dans les yeux ?
Comment font-ils pour dormir la nuit ? Comment peut-on faire taire sa conscience à ce point ? C’est, à mes yeux, ce qui donne toute son importance à ce film.
Vie et mort
Le monde entend des témoignages palestiniens depuis longtemps. J’ai moi-même passé une grande partie de cette guerre à raconter ce dont j’ai été témoin. Mais cette fois, nous écoutons des personnes qui faisaient partie du système militaire lui-même. Elles parlent de leurs décisions, de leurs actes, et de la manière dont elles considéraient nos vies et nos morts.
C’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec ceux qui reprochent au film d’accorder plus de place aux voix israéliennes qu’aux voix palestiniennes.
Je n’ai pas besoin qu’un soldat israélien me confirme que ce que j’ai vécu était réel. Je sais que c’était réel. J’y étais.
Mais je veux entendre comment il explique ce qu’il a fait. Je veux comprendre comment il se justifie à ses propres yeux.
Le témoignage de l’auteur des faits ne devient pas plus important que celui de la victime, mais il peut révéler quelque chose que la victime n’aurait jamais pu voir : ce qui se passait de l’autre côté, pendant que nous tentions de rester en vie.
Depuis que j’ai quitté Gaza, j’essaie de vivre avec les souvenirs que j’ai emportés avec moi.
J’essaie de mener une vie ordinaire. J’essaie d’apprendre à dormir sans me retrouver projeté là-bas ; à m’asseoir parmi les gens sans voir les visages de ceux qui ne sont plus, ou les lieux qui n’existent plus.
Mais en regardant ce film, j’ai pris conscience à quel point j’avais eu tort de croire que quitter Gaza pourrait aussi signifier laisser ces souvenirs derrière moi.
La ligne imaginaire
En décembre 2023, l’armée israélienne nous a ordonné d’évacuer la zone où nous nous trouvions.
Il ne s’agissait pas d’un simple message ou d’un avertissement. Des obus frappaient les murs de notre maison ; ils ont commencé à tomber dans la rue devant nous alors que ma mère et moi tentions de fuir en courant.
Nous savions que nous devions partir. Mais nous ignorions où aller.
L’armée semblait être partout. Il n’y avait aucune route sûre, et personne pour nous indiquer quelle direction prendre.
Nous avons commencé à courir. Tous les quelques mètres, des balles venaient frapper un mur devant nous, et nous comprenions alors que nous ne pouvions pas aller plus loin dans cette direction. C’est par les tirs dirigés contre nous que nous apprenions où nous avions le droit d’aller.
Personne ne nous a rien expliqué. Il n’y avait ni panneaux, ni lignes tracées au sol. Il fallait comprendre vite, car la moindre erreur pouvait nous coûter la vie.
Je me souviens très précisément de ce jour-là, où l’un des soldats, dans le film, a déclaré qu’il ne s’était pas écoulé un seul jour sans que quelqu’un ne soit tué.
Il a évoqué une « ligne imaginaire » tacitement convenue. Quiconque la franchissait était abattu.
Le cinéaste Yuval Abraham lui a demandé comment les gens étaient censés savoir où se situait cette ligne. Il a répondu qu’ils devaient « l’apprendre à leurs dépens », dans le sang.
« Dans le sang ». Ces mots m’ont marqué, car c’était exactement le langage qu’ils avaient employé avec nous.
Pour la première fois, j’ai compris ce qui nous était arrivé ce jour-là, vu de l’autre côté.
Nous courions dans les rues, tentant de sauver nos vies, tandis que, quelque part, des individus estimaient que tirer sur nous était une méthode tout à fait acceptable pour nous faire comprendre où nous avions le droit de nous trouver.
Pour lui, il s’agissait d’une ligne de sécurité imaginaire. Pour nous, c’était la frontière entre la vie et la mort, entre faire un pas de plus et ne plus jamais pouvoir en faire aucun. Le même soldat a ensuite évoqué 140 personnes tuées. Il a précisé qu’il s’agissait, dans chaque cas, de civils.
Le cinéaste lui a reposé la question, comme s’il n’arrivait pas à croire ce qu’il venait d’entendre : personne, parmi elles, ne portait d’arme ?
Non, a répondu le soldat. Aucune de ces personnes n’était armée.
Cent quarante êtres humains. Je ne cessais de penser à toutes les fois où, après un bombardement, nous avons entendu dire que l’armée avait visé une « menace », un « suspect » ou une « zone opérationnelle ».
Combien de personnes peuvent disparaître derrière de tels mots ?
Combien de vies peut-on réduire à presque rien ?
Les enfants de Gaza
Vint ensuite l’histoire de l’enfant.
Le soldat a raconté qu’ils avaient aperçu un enfant, via leurs caméras, alors qu’il pénétrait dans une zone interdite. Ils ignoraient pourquoi il s’y était rendu.
Il ne faisait rien de particulier. Il était simplement là — et ils lui ont tiré dessus.
Un enfant a été tué parce qu’il ignorait que des hommes armés avaient tracé une ligne imaginaire, décrétant que quiconque la franchirait méritait la mort. Il n’a pas été tué pour un acte qu’il aurait commis ; il a été tué pour quelque chose qu’il ignorait.
Depuis que j’ai vu ce film, je ne cesse de penser à cet enfant.
Cherchait-il ses parents ? S’était-il égaré ? Essayait-il de retrouver sa maison ? Savait-il seulement que quelqu’un l’observait, que, quelque part, une personne pouvait mettre fin à sa vie d’une simple pression sur un bouton ?
Personne ne le sait. Mais je connais les enfants de Gaza. Je sais comment ils déambulent parmi les ruines des maisons, comment ils partent en quête d’eau, de nourriture, ou à la recherche d’un proche disparu.
Et quand je songe à un enfant tué simplement parce qu’il se trouvait, par malheur, au mauvais endroit, je ne trouve pas d’autre mot que « barbarie ».
Le réalisateur a ensuite interrogé le soldat sur le sort des corps des civils tués dans ces zones ; des personnes qui ne savaient pas où s’arrêtaient les rues qu’elles étaient autorisées à emprunter.
Le soldat est resté silencieux un instant. Puis, il a répondu que des chiens les avaient dévorés.
Il a précisé qu’il n’avait pas pu regarder lui-même, mais que d’autres, à ses côtés, avaient vu les chiens manger les corps.
Le réalisateur a demandé s’il aurait pu intervenir. Le soldat a répondu que ce n’était pas son rôle. Sa responsabilité était purement technique ; il n’avait pas à exprimer d’opinion morale. Imaginez un peu : savoir que des gens sont tués, que leurs corps sont laissés en pâture aux chiens, et croire que s’opposer à une telle chose ne relève pas de vos responsabilités professionnelles.
« Suivre les ordres »
Je ne pouvais m’empêcher de penser à sa réponse. Depuis quand a-t-on besoin de la permission d’un supérieur pour avoir une conscience ?
J’ai songé aux procès de Nuremberg, et à ces mots que le monde a entendus après les crimes des nazis : « Nous ne faisions qu’obéir aux ordres. »
Ces mots n’ont pas suffi à dédouaner ceux qui les ont prononcés. Et pourtant, aujourd’hui, nous entendons quelque chose de plus glacial encore.
« Je suis responsable de l’aspect technique. L’aspect moral ne relève pas de mes attributions. » Comme si un crime cessait d’être un crime dès lors qu’on le fragmente en tâches plus petites.
L’un observe. Un autre choisit la cible. Un troisième donne l’autorisation. Un quatrième appuie sur le bouton. Et, au bout du compte, quelqu’un meurt.
Ensuite, chacun rentre chez soi, en se disant peut-être qu’il n’a fait qu’exécuter la petite part qui lui était demandée. Mais la personne, elle, est bien morte.
Je ne peux m’empêcher de me demander : qui, alors, est responsable de sa mort ? J’espérais trouver autre chose dans leurs témoignages. Je voulais savoir ce qui s’était passé en eux, par la suite.
Ont-ils pensé aux personnes qu’ils ont tuées ? Ces visages leur sont-ils revenus en mémoire ? Ont-ils porté ces souvenirs avec eux dans leur vie ordinaire ? Quelque chose a-t-il changé en eux ?
L’un des soldats a raconté qu’il s’était rendu en Pologne et qu’il s’était interrogé sur la façon dont la société allemande avait pu continuer à vivre après ce qu’elle avait commis.
Plus tard, a-t-il confié, il a découvert à quel point cela pouvait être simple. On peut bombarder un lieu et, le soir même, se préoccuper à nouveau d’un rendez-vous personnel.
Un autre a dit quelque chose que je ne pense pas oublier un jour : « J’ai fait s’effondrer le bâtiment, puis, ce soir-là, je suis allé boire des bières avec mes amis. »
Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti en l’entendre dire cela.
Le jour où ma famille a été anéantie
Je n’ai toujours pas appris à passer une nuit entière sans être ramené à la guerre. Et voilà qu’il parlait, lui, de la destruction d’un immeuble résidentiel, avant de partir passer une soirée ordinaire avec ses amis.
Comme si de rien n’était.Comme s’il n’y avait eu personne.
Soudain, une question m’est venue à l’esprit, impossible à chasser : et si l’immeuble dont il parlait était celui où vivait ma famille ?Celui qui a été bombardé le 12 octobre 2023, emportant 42 membres des miens ?
Est-il possible qu’alors que nous cherchions nos proches sous les décombres, alors que nous pleurions ceux que nous avions perdus, celui qui les a tués était assis quelque part, en train de boire une bière avec ses amis ?
Je ne sais pas qui a bombardé la maison de ma famille.Je ne sais pas ce qu’il a fait ensuite.Mais la simple idée que cela ait pu être possible me donne la nausée.
A-t-il songé, ne serait-ce qu’un instant, à ce qu’il laissait derrière lui ?A-t-il imaginé ces familles condamnées à passer le reste de leur vie à tenter de vivre avec les conséquences de ce qu’il a commis en quelques minutes ?
Ma grand-mère se trouvait dans cette maison.Mes oncles, des deux côtés de la famille, y étaient aussi, ainsi que leurs fils, leurs filles et leurs enfants.
C’étaient des gens que je connaissais. Des gens que j’aimais. Des personnes avec qui j’avais partagé des années de ma vie.
Je me souviens encore de leurs voix et de leurs visages. Je me rappelle les petites choses, les moments ordinaires que nous avons vécus, ces détails qui ne signifient peut-être rien pour personne d’autre, mais que je ne peux oublier.
Pour celui qui a bombardé cette maison, ce n’était peut-être qu’un immeuble de plus à détruire — une mission de plus menée à bien.
Mais pour moi, une partie de ma vie s’est éteinte avec cette maison.
Trois années ont passé, et pourtant, je reviens sans cesse à ce jour-là. Je tente toujours, tant bien que mal, d’apprendre à vivre avec leur absence.
Prendre plaisir à tuer
Mais ce qui m’a mis encore plus en colère que la capacité de ces soldats à reprendre une vie normale, c’est autre chose.
Certains d’entre eux ne parlaient pas du fait de tuer comme d’une contrainte, d’une chose qu’ils auraient été forcés de faire. Ils en parlaient comme d’une activité qui pouvait leur procurer du plaisir.
Un participant a raconté que les soldats disaient prendre du plaisir chaque fois qu’une escalade survenait ; c’était « amusant, vraiment amusant ».
Je suis resté longtemps à méditer sur ces mots.
J’ai vu suffisamment la mort dans le cadre de mon travail dans les hôpitaux de Gaza. J’ai vu des enfants mourir sous mes yeux. J’ai vu des familles disparaître, et des personnes que nous avons désespérément tenté de sauver, sans y parvenir.
J’ai été témoin de plus de souffrances que je n’aurais jamais cru possible pour un être humain. Mais je n’ai jamais compris comment quelqu’un pouvait y trouver du plaisir.
Tuer un autre être humain est déjà une chose atroce. Mais prendre du plaisir à le faire ? C’est une forme de cruauté qui me dépasse.
Ce qui m’a encore plus troublé, c’est d’entendre un participant affirmer qu’un grand nombre de ceux qui ont commis de tels actes n’appartenaient pas à l’extrême droite. C’étaient des gens de Tel-Aviv, des personnes se réclamant de la gauche modérée. Cette pensée ne m’a plus quitté.
On s’imagine parfois que les individus capables de tels actes sont nécessairement des extrémistes depuis toujours. Mais que se passe-t-il s’il s’agit de gens ordinaires ?
Des personnes que l’on pourrait croiser à l’université ou dans un café. Des gens qui pourraient s’asseoir en face de nous et parler de paix, de justice, de droits humains.
Comment quelqu’un peut-il être bienveillant envers ses amis, aimant avec sa famille, croire aux droits humains — et pourtant accepter qu’un enfant soit tué pour avoir franchi une ligne qu’il ne pouvait même pas voir ?
Que devient la conscience d’un individu lorsque l’humanité d’autrui devient quelque chose qu’il peut, tout simplement, mettre de côté ?
Toujours à Gaza
Je suis sorti du film avec une colère que je n’avais pas ressentie depuis très longtemps.
Je n’y suis pas allé pour apprendre ce qui s’est passé à Gaza. J’y étais. J’en avais déjà trop vu.
J’y suis allé parce que je voulais comprendre comment ceux qui ont commis ces actes peuvent continuer à vivre avec eux-mêmes. Comment peuvent-ils justifier le fait de tuer ? Comment peuvent-ils se convaincre que ce qu’ils font est normal ? Et comment certains peuvent-ils même y trouver du plaisir ?
Je crois que je cherchais des signes de remords. Peut-être espérais-je entendre l’un d’eux dire qu’il avait enfin pris conscience de ce qu’il avait fait, même si cela lui avait pris trop de temps.
Mais je n’ai pas trouvé la réponse que je cherchais. Au contraire, je suis reparti avec des questions qui m’effraient encore davantage.
J’ai quitté le cinéma, mais je n’ai pas pu reprendre le cours de ma vie. J’ai arpenté les rues de Madrid pendant plus de cinq heures.
Cinq heures entières. Je ne savais plus où j’étais ni où j’allais. Je remarquais à peine les rues autour de moi. Je pouvais regarder droit devant sans pour autant voir réellement ce qui s’y trouvait.
Je continuais simplement à marcher. Mais ce n’était pas Madrid que je voyais. C’était Gaza.
Je revoyais décembre 2023, quand je courais avec ma mère sous les tirs, sans savoir où aller.
Je revoyais les jours de famine, où nous ne parvenions même pas à trouver un seul morceau de pain à partager.
Je revoyais les hôpitaux et les enfants que je n’ai pas pu sauver. Et, encore et encore, je revenais par la pensée au jour où la maison de ma famille a été bombardée ; aux êtres chers que j’ai perdus ce jour-là.
Je suis sorti du cinéma, mais je n’ai pas vraiment laissé le film derrière moi. Et peut-être, au fond de moi, n’ai-je jamais quitté Gaza.
Tout ce que je ne peux oublier
Depuis que j’ai quitté Gaza, j’essaie d’apprendre à vivre à nouveau. J’essaie d’accepter le fait que je peux désormais marcher dehors sans craindre qu’un obus ne tombe, acheter de la nourriture sans risquer ma vie, et rentrer chez moi en sachant que ma maison sera toujours là, intacte, là où je l’ai laissée.
Ce sont des choses si ordinaires — et pourtant, j’apprends encore à y croire.
Mais après ces cinq heures passées à marcher dans Madrid, j’ai compris quelque chose que je m’efforçais de ne pas admettre depuis mon arrivée en Europe.
Je n’ai emporté de Gaza que mon corps. Je ne sais pas si je parviendrai un jour à dépasser tout ce qui s’est passé. Et je ne suis même pas certain de vouloir laisser tout cela derrière moi.
Comment pourrais-je oublier les personnes que j’aimais ? Comment pourrais-je jamais accepter que leur vie se soit terminée ainsi ?
Parfois, j’ai le sentiment que si je parviens à traverser une journée entière sans penser à elles, je perds un peu plus d’elles ; comme si oublier, ne serait-ce qu’un jour, constituait une perte supplémentaire. Et, par moments, tout ce que je souhaite, c’est dormir sans les voir. Je ne sais pas comment concilier ces deux sentiments. Ils m’accompagnent chaque jour.
Il y a trois ans, en une seule journée, j’ai perdu 42 membres de ma famille. J’ignore ce qu’a fait, par la suite, la personne qui a bombardé leur maison.
Je ne sais pas si elle est allée boire des bières avec ses amis, si elle a retrouvé sa femme et ses enfants, ou si elle a dormi paisiblement cette nuit-là.
Je ne sais pas. Mais je sais, moi, que je n’ai pas dormi paisiblement depuis ce jour-là.
Et je sais que, bien que j’aie survécu et que j’aie quitté Gaza, je porte toujours cette maison en moi, avec tous ceux qui s’y trouvaient.
Je suis allé au cinéma parce que je voulais entendre comment ils se remémoraient ce qu’ils nous avaient fait subir.
Et je suis ressorti en pensant à tout ce que je ne peux oublier.
Article original en anglais sur Middle East Eye / Traduction MR
Le Docteur Ezzideen Shehab a initialement publié cet article le 13 octobre 2026, sur son compte X ex-Twitter.
