Le ministre de la Guerre et le criminel de guerre israélien Netanyahu menace Gaza à cause de cerfs-volants en papier

Quds News Network, 23 août 2026.– Le ministre de la Guerre et le criminel de guerre israélien Netanyahu menacent de bombarder Gaza et d’y déplacer la population à cause de cerfs-volants en papier lancés par des enfants ; un prétexte fabriqué de toutes pièces pour reprendre les tueries.

Le ministre israélien de la Guerre, Israel Katz, et le criminel de guerre Benjamin Netanyahu ont menacé d’intensifier leur offensive contre Gaza et de déplacer de force davantage de Palestiniens, tout cela à cause de quelques cerfs-volants en papier lancés depuis l’enclave assiégée. Leurs menaces, qui présentent les cerfs-volants d’enfants comme une menace mortelle pour la sécurité, révèlent comment Israël fabrique des prétextes pour justifier la poursuite des massacres à Gaza, alors même que des élections approchent à grands pas.

Ce prétexte est aussi fragile que l’objet qui en est à l’origine. Durant le week-end, au moins quatre cerfs-volants en papier et en plastique ont dérivé depuis Gaza vers la zone de la colonie de Nahal Oz. De l’aveu même d’Israël, rien de suspect n’a été trouvé sur ces cerfs-volants et aucun danger n’a été relevé. Ils ne transportaient ni explosifs ni dispositifs incendiaires. Faire voler des cerfs-volants est un passe-temps vieux de plusieurs décennies pour les enfants palestiniens de Gaza ; c’est l’une des rares formes de jeu accessibles à une génération qui a grandi sous le siège, le blocus et, désormais, le génocide. Il s’agissait, selon les faits confirmés par Israël lui-même, d’une activité inoffensive.

Les dirigeants israéliens ont réagi comme s’ils étaient confrontés à une invasion. Netanyahu a déclaré avoir ordonné à l’armée de tout mettre en œuvre pour faire face à ce qu’il a qualifié de menace mortelle, promettant de frapper les cerfs-volants, ceux qui les manipulent et les lieux d’où ils sont lancés. Il a affirmé qu’Israël ne reviendrait pas à la situation antérieure au 7 octobre 2023 et ne permettrait à aucune partie à Gaza de menacer les colonies israéliennes ou de compromettre sa sécurité.

Katz est allé encore plus loin, annonçant avoir ordonné à l’armée d’agir immédiatement et avec force contre tout lancement depuis Gaza ; il a déclaré qu’un ballon serait traité comme un cerf-volant, et un cerf-volant comme un drone, qu’ils soient chargés d’explosifs ou non. Il a ajouté que quiconque organiserait, lancerait ou faciliterait de tels lancements serait traité immédiatement et avec la plus grande sévérité.

Le bureau de Netanyahu a confirmé que ce dernier et Katz avaient tenu une réunion d’évaluation avec des commandants de l’armée au sujet de ce qu’ils ont qualifié de menace posée par des drones et des cerfs-volants. Ils ont averti que si le Hamas ne cessait pas immédiatement de lancer des cerfs-volants et des drones, Israël intensifierait ses frappes contre les responsables de ces actes. Plus inquiétant encore, les autorités ont annoncé qu’Israël évacuerait les zones de la bande de Gaza d’où sont lancés ballons et cerfs-volants ; il s’agit là d’une menace explicite de nouveaux déplacements forcés pour une population déjà chassée de chez elle à maintes reprises tout au long du génocide.

Ces menaces ne sont pas restées au stade des paroles. Dimanche, des frappes israéliennes sur Gaza ont tué trois personnes, dont des enfants. L’une d’elles, près du camp de réfugiés de Maghazi (centre de Gaza), a tué un homme qu’Israël présentait comme un fabricant d’armes ; une autre frappe, visant la ville d’Az-Zawayda près d’un point de distribution d’aide, a projeté des éclats sur des dizaines de mètres et tué un garçon de quatre ans, Mohammad Abdel-Salam Taha — déclaré mort à l’hôpital, tout comme une autre personne. Comme trop souvent, les victimes de la riposte israélienne à une menace présumée étaient des civils et des enfants, ces mêmes personnes que le discours officiel prétend protéger.

Le décalage entre l’élément déclencheur et la riposte révèle le véritable objectif de cette escalade. Quelques cerfs-volants en papier inoffensifs ne sauraient justifier rationnellement des menaces d’intensification des bombardements contre deux millions d’habitants ni leur expulsion d’une partie supplémentaire de leurs terres.

Ces cerfs-volants offrent aux dirigeants israéliens un prétexte, alimenté par les appels des colons et des habitants des localités frontalières réclamant une réponse musclée. Cette exigence reflète deux tendances : une partie de la société israélienne assoiffée de sang palestinien et une classe politique cherchant activement un motif pour reprendre son offensive totale contre Gaza.

Alors que des élections sont prévues en octobre et que la coalition de Netanyahu est à la traîne dans les sondages, une crise sécuritaire fabriquée de toutes pièces sert les intérêts du Premier ministre et de son ministre de la Guerre ; elle leur permet de se poser en protecteurs d’Israël et de justifier la rupture d’un cessez-le-feu qu’ils n’ont jamais eu l’intention de respecter.

Article original en anglais sur Quds News Network / Traduction MR