Partager la publication "L’Iran lance un barrage massif de missiles sur « Israël » ; des morts sont signalés"
Al Mayadeen, 1er mars 2026. – Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a annoncé le lancement des septième et huitième vagues de missiles vers des « cibles ennemies » dans le cadre de l’opération True Promise 4, qualifiant ce dernier barrage d’une ampleur sans précédent. La télévision d’État iranienne, citant des sources bien informées, a rapporté que la salve de missiles était accompagnée de drones.
Les frappes ont ciblé Tel Aviv, provoquant des explosions dans la ville, ainsi qu’à Haïfa et à Al-Quds occupée. Les médias israéliens ont rapporté des dégâts sur un bâtiment du centre-ville et un autre près d’Al-Quds occupée.
Un missile aurait frappé Beit Shemesh, tuant au moins neuf colons et en blessant plus de 36 autres, selon des sources israéliennes.
De plus, le contact a été perdu avec au moins 20 colons, selon le maire de Beit Shemesh.
La frappe aurait détruit huit unités de colonie, et des destructions massives ont été signalées. D’autres témoignages ont fait état d’un impact direct dans la région de Yarkon, au nord de Tel Aviv. Des projectiles ont atterri à plusieurs endroits, tandis que les équipes d’urgence se précipitaient sur les lieux touchés. Les médias israéliens ont qualifié ce bombardement d’« exceptionnel par son ampleur et son nombre ».
Des sirènes ont retenti sur une grande partie du littoral palestinien occupé, d’Akka au nord à Isdud au sud, ainsi que dans les colonies entourant Gaza, le Golan syrien occupé et les colonies du Haut-Jalil. Des alertes ont également été déclenchées dans la région de la mer Morte, en raison des craintes d’infiltration de drones.
L’agression se poursuit
Cette situation survient alors que l’agression conjointe US-israélienne contre l’Iran se poursuit, avec une nouvelle attaque visant la capitale iranienne, Téhéran. Des explosions répétées ont été entendues pendant l’attaque.
Par ailleurs, la défense aérienne iranienne a intercepté des cibles hostiles au-dessus de Shiraz et de Tabriz, dans la province d’Azerbaïdjan occidental.
L’escalade s’étend aux voies maritimes du Golfe
Face à l’aggravation des tensions, la télévision iranienne a diffusé des images d’un pétrolier en feu, avec le titre : « Un pétrolier coule en traversant illégalement le détroit d’Ormuz ».
Selon Reuters, citant l’agence britannique UKMTO (UK Maritime Trade Operations), un incident a été signalé à deux milles nautiques au nord de Kumzar, à Oman. L’agence a confirmé que l’équipage du navire était sain et sauf et avait été évacué.
Reuters a ajouté que des dizaines de cargos étaient regroupés dans les eaux au large des côtes iraniennes, irakiennes, koweïtiennes et des Émirats arabes unis, évitant de transiter par le détroit d’Ormuz. Au moins une centaine de pétroliers étaient stationnés au large des Émirats arabes unis et d’Oman, à l’extérieur du détroit.
Par ailleurs, l’AFP a signalé des explosions à l’est de Riyad, ainsi que des détonations entendues à Dubaï, Abou Dabi et Doha. Des sites US à Bahreïn auraient été la cible d’une nouvelle vague de missiles balistiques et de drones iraniens, tandis que le ministère de l’Intérieur bahreïni a annoncé que l’hôtel Crowne Plaza Manama, dans la capitale, avait été touché.
De son côté, le ministre britannique de la Défense a également déclaré que deux missiles avaient été détectés se dirigeant vers Chypre, où sont stationnés des milliers de soldats britanniques, ce qui témoigne de la dimension régionale croissante de l’agression américano-israélienne contre l’Iran.
Une attaque perfide déclenche des représailles
Les États-Unis et Israël ont lancé une agression contre l’Iran le 28 février, alors que des négociations nucléaires étaient en cours. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que l’opération visait à éliminer ce qu’il a qualifié de « menace existentielle », déclarant que « l’opération conjointe américano-israélienne contre l’Iran a pour objectif de remodeler le paysage stratégique de la région ». Les frappes ont touché plusieurs grandes villes, dont Téhéran, Qom, Tabriz et Khorramshahr, entraînant la fermeture généralisée de l’espace aérien en Iran et dans la région.
Dimanche matin, la télévision d’État iranienne a confirmé que Sayyed Ali Khamenei était tombé en martyr dans l’exercice de ses fonctions. Les autorités ont déclaré que son martyre réfutait les allégations selon lesquelles il se serait caché, affirmant qu’il était resté auprès de son peuple pendant l’agression. Un deuil national de 40 jours a été décrété, accompagné de jours fériés prolongés en son honneur.
En réponse à cette attaque non provoquée, les forces armées iraniennes ont annoncé des mesures de représailles, lançant des salves de missiles balistiques et de drones vers « Israël », avec des impacts signalés à Tel Aviv et dans d’autres zones des territoires palestiniens occupés. Des frappes de missiles et de drones ont également été signalées contre des bases et des installations militaires américaines stationnées dans plusieurs pays du Golfe.
Les autorités iraniennes et le Corps des gardiens de la révolution islamique ont juré que la résistance se poursuivrait et que les responsables de ces graves crimes contre la nation iranienne seraient traduits en justice. Parallèlement, des manifestations et des rassemblements de solidarité ont éclaté au Pakistan, en Irak, à Bahreïn et dans certaines régions du Cachemire, témoignant de l’ampleur régionale croissante de la crise.
Article original en anglais sur Al Mayadeen / Traduction MR
