Plus de 1.000 personnalités palestiniennes rejettent les nominations et réclament l’élection du Conseil national palestinien

Quds News Network, 25 septembre 2026.– Plus de 1.000 personnalités palestiniennes, issues tant de la patrie que de la diaspora, ont signé une pétition rejetant le système de nomination au sein des institutions nationales et exigeant la tenue d’élections pour le Conseil national palestinien.

Plus d’un millier de personnalités palestiniennes ont apporté leur soutien à une pétition appelant à la reconstitution du Conseil national palestinien par le biais d’élections libres et transparentes. Cette initiative constitue un défi direct à une direction palestinienne qui, depuis longtemps, privilégie les nominations et les quotas organisationnels pour pourvoir les postes au sein des institutions nationales, plutôt que de se soumettre à la volonté populaire.

La pétition, lancée en août par l’Instance nationale pour l’action populaire palestinienne (Palestinian National Authority for Popular Action – PNPA) pose un principe clair : une représentation qui n’est pas issue d’élections manque de légitimité. Elle réclame un processus électoral libre, équitable, inclusif et contraignant, permettant aux Palestiniens de choisir leurs représentants sans ingérence, exclusion ni conditions politiques visant à prédéterminer l’issue du scrutin. Elle exige l’égalité des chances pour tous les candidats et toutes les forces politiques, la protection du processus contre toute manipulation ainsi que le respect absolu des résultats une fois proclamés.

Au cœur de cette pétition figure l’exigence que la diaspora ne soit pas laissée pour compte. Les Palestiniens vivant dans les camps de réfugiés en Syrie, en Jordanie et au Liban, ainsi que ceux établis en Europe et dans le Golfe, ne constituent pas un électorat distinct, soutient le texte, mais font partie intégrante du peuple palestinien ; leur participation à la représentation nationale est un droit, et non une concession sujette à négociation. Toute reconstitution du Conseil national qui les exclurait serait, par définition, incomplète.

La pétition s’attaque également frontalement à la logique du renouvellement par nomination, arguant que le simple remplacement de personnes ou l’attribution de postes sans élection ne constitue pas une réforme institutionnelle, mais tout le contraire : la pérennisation d’une direction qui ne rend de comptes à personne, sous couvert de remaniement organisationnel. La légitimité nationale, affirme-t-elle sans détour, ne peut être conférée par un décret ou un arrangement interne au parti. Elle appartient au peuple et doit s’exprimer par son vote.

Les signataires sont originaires de Gaza, Jérusalem, Hébron, Haïfa, Naplouse, Ramallah, Jaffa, Jénine, Bethléem et Safed, ainsi que des communautés palestiniennes de Turquie, de Syrie, de Jordanie, du Liban, du Royaume-Uni, de Suède, du Qatar, d’Allemagne et du Danemark. Parmi les noms les plus éminents figurant sur la pétition, on compte Mustafa Barghouti, Waddah Khanfar, Sami al-Arian, Osama Abu Irshaid et Arib al-Rantawi, aux côtés d’universitaires, d’avocats, de journalistes, de médecins, de syndicalistes et de militants représentant l’ensemble du spectre de la vie politique et civile palestinienne.

La pétition s’achève sur une déclaration qui s’apparente moins à une conclusion qu’à un verdict : « La légitimité nationale ne s’acquiert pas par nomination ni ne s’impose par le fait accompli ; elle émane de la libre volonté de l’ensemble du peuple palestinien, tant dans la patrie qu’au sein de la diaspora. »

Article original en anglais sur Quds News Network / Traduction MR