Partager la publication "Israël accueille 240 Indiens dans le cadre de sa nouvelle campagne de colonisation du nord de la Palestine"
Quds News Network, 25 avril 2026. – Israël a accueilli cette semaine environ 240 Indiens originaires des États du Manipur et du Mizoram, dans le cadre de ses initiatives continues pour installer des milliers de nouveaux colons dans le nord de la Palestine occupée.
Le ministre israélien de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer, a qualifié cette arrivée de « moment historique ». Ces nouveaux arrivants appartiennent à la communauté Bnei Menashe, un groupe qu’Israël reconnaît comme étant lié à l’ancien héritage juif.
La communauté Bnei Menashe se considère comme une descendante des anciens Israélites, bien qu’aucune preuve historique ou génétique ne vienne étayer cette affirmation.
Au fil du temps, des membres de ce groupe se sont installés dans différentes régions de Palestine, notamment dans des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée et, auparavant, dans la bande de Gaza.
La communauté compte environ 10.000 personnes, dont la plupart vivent encore dans les États indiens du Manipur et du Mizoram, au nord-est du pays. Au cours des trente dernières années, près de la moitié d’entre elles ont émigré en Israël. De nombreux membres se considèrent comme des descendants de la tribu biblique de Manassé, exilée, selon la tradition, il y a plus de 2800 ans.
Les Bnei Menashe appartiennent à l’ethnie Kuki d’Inde et parlent des langues de la famille tibéto-birmane, dont les racines sont généralement liées à l’Asie de l’Est. La plupart des communautés Kuki se sont converties au christianisme au début du XXe siècle sous l’influence des missionnaires. Cependant, dans les années 1970, des chercheurs israéliens ont relevé des similitudes entre certaines traditions Kuki et des pratiques juives. Depuis, les traditions orales, les chants et les rituels au sein de la communauté ont renforcé la croyance en une ancienne origine israélite.
Le ministère israélien de l’Immigration a déclaré que les colons s’installeraient dans le nord des territoires occupés et entameraient une procédure de conversion officielle au judaïsme. Cette procédure est requise pour bénéficier de la « Loi du retour » israélienne, qui n’accorde la citoyenneté qu’aux personnes reconnues comme juives.
Le groupe est arrivé à l’aéroport Ben Gourion, près de Tel Aviv, et a reçu un accueil officiel. Les médias israéliens ont rapporté que cette vague d’arrivées marque le début d’un plan gouvernemental plus vaste dont le but est d’accueillir davantage de membres de la communauté Bnei Menashe en provenance d’Inde dans les années à venir.
Selon le Jerusalem Post, ces arrivées s’inscrivent dans le cadre de l’« Opération Ailes de l’Aube », une initiative conjointe du ministère de l’Immigration et de l’Agence juive pour Israël. Le but de l’opération est d’achever le déménagement des derniers membres de la communauté vivant encore dans le nord-est de l’Inde.
Les autorités prévoient l’arrivée d’environ 600 nouveaux arrivants en trois vagues dans les semaines à venir. La plupart de ces nouveaux résidents sont de jeunes familles qui s’installeront initialement dans des centres d’accueil du nord d’Israël, notamment à Nof HaGalil, où certains retrouveront des proches arrivés précédemment.
Le plan plus vaste d’Israël prévoit le déménagement d’environ 6.000 membres de la communauté Bnei Menashe d’ici 2030. Les autorités estiment qu’environ 1.200 autres personnes devraient arriver d’ici fin 2026.
Cette initiative fait suite à une décision gouvernementale prise en novembre par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le directeur général de l’Agence juive, Doron Almog, a également décrit cette initiative comme s’inscrivant dans la réalisation continue de la vision sioniste.
Ces arrivées interviennent alors qu’Israël fait face à une augmentation du nombre d’Israéliens quittant les territoires occupés. Selon les données officielles, des dizaines de milliers d’Israéliens ont quitté la bande de Gaza en 2024 et 2025, poussés par le génocide en cours et ses conséquences.
Depuis octobre 2023, le génocide perpétré par Israël à Gaza a fait plus de 72.000 morts et plus de 172.000 blessés parmi les Palestiniens, tout en détruisant une grande partie des infrastructures du territoire. Historiquement, Israël a accueilli des millions de colons venus du monde entier dans la région depuis sa création en 1948.
Article original en anglais sur Quds News Network / Traduction MR
