Partager la publication "Un juge israélien confirme qu’un jeune Palestinien est mort de faim dans une prison israélienne, classe l’affaire et refuse de rendre le corps"
Quds News Network, 25 mars 2026.- Un juge israélien a reconnu que Waleed Ahmad, un adolescent palestinien décédé à la prison israélienne de Megiddo en mars 2025, était « vraisemblablement mort de faim ». Malgré cet aveu, le juge a classé l’affaire.
Le juge Ehud Kaplan, du tribunal de première instance de Hadera, a affirmé que l’enquête n’avait pas permis d’établir de lien direct entre le mauvais état de santé d’Ahmad et son décès, bien que l’adolescent fût en bonne santé avant son incarcération par Israël. Le juge a cité les résultats de l’autopsie réalisée par l’Institut national israélien de médecine légale (Abu Kabir), qui ont révélé qu’Ahmad était extrêmement maigre, souffrait de gale et d’infections, mais a conclu que la cause exacte de son décès était indéterminée.
Malgré le classement de l’affaire, la police affirme qu’une enquête est toujours en cours. Le corps d’Ahmad demeure sous la garde des autorités israéliennes. Les autorités brésiliennes et les requêtes déposées par l’avocate Nadia Dakka visent à obtenir sa restitution. Dakka a déclaré à Haaretz : « Ce garçon est mort de faim, affamé par l’administration pénitentiaire israélienne. De telles conditions persistent et des prisonniers continuent de mourir dans des circonstances similaires. »
Ahmad, un Brésilien originaire de Silwad, en Cisjordanie, a été détenu pendant six mois avant son décès. Il était accusé d’avoir lancé un cocktail Molotov. Son autopsie a révélé une malnutrition sévère et une perte de poids extrême dans les mois précédant sa mort.
Israël détient plus de 10.000 Palestiniens, détenus et otages, dont plus de 350 enfants, dans ses prisons.
Depuis le 7 octobre, au moins 88 Palestiniens, détenus et otages, sont morts en détention israélienne des suites de passages à tabac, de tortures et de négligences médicales. Les organisations de défense des droits humains estiment que le nombre total de décès en prison pourrait atteindre une centaine, qualifiant la situation de violation flagrante des droits humains. De nombreux corps de détenus de Gaza restent introuvables, tandis que des dizaines d’autres ont été exécutés sur place.
Article original en anglais sur QUDS NEWS NETWORK / Traduction MR