Partager la publication "Arad bombardée : quelles étaient les véritables cibles de l’Iran dans le sud d’Israël ?"
Quds News Network, 22 mars 2026. – Au 23e jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran a lancé une vague de missiles balistiques sur le sud d’Israël. Des villes comme Arad et Dimona, dans le désert du Néguev, ont été touchées. À Arad seulement, des dizaines d’Israéliens ont été blessés, dans ce que les autorités ont qualifié d’impact sans précédent sur la ville. Des bâtiments résidentiels ont été endommagés et au moins 88 personnes ont été blessées. À Dimona, près du principal complexe de recherche nucléaire du pays, au moins 27 personnes ont été blessées.
Les forces iraniennes ont déclaré avoir ciblé des « installations militaires et des centres de sécurité » dans la région. Ces frappes sont intervenues après d’intenses attaques israéliennes et américaines contre les infrastructures iraniennes, notamment le site nucléaire de Natanz, que Téhéran a invoquées pour justifier sa riposte.
Les autorités israéliennes ont confirmé qu’au moins deux missiles balistiques avaient pénétré les défenses aériennes et frappé des zones habitées, causant d’importants dégâts. L’incapacité des systèmes d’interception à stopper ces missiles a soulevé des questions quant à la présence d’infrastructures stratégiques dans et autour de villes comme Arad.
Infrastructures militaires dissimulées près d’Arad
Alors que les médias israéliens ont diffusé des images de soldats israéliens blessés à Arad, des infrastructures militaires vitales se trouvent sous la surface de ces zones. Arad et le désert du Néguev abritent un ensemble de bases militaires israéliennes, d’aéronefs, d’installations radar et de sites d’entraînement, certains à proximité immédiate de quartiers résidentiels.
Base aérienne de Nevatim
L’une des plus importantes bases aériennes d’Israël se situe à environ 30-40 km d’Arad et à 13-14 km de Dimona.
Cette base abrite des avions de chasse furtifs F-35, des avions de transport, des ravitailleurs, des avions de reconnaissance et des unités de surveillance, ce qui en fait un atout stratégique essentiel pour les opérations à longue portée d’Israël.
Nevatim figurait parmi les cibles visées par les tirs de missiles iraniens lors des premières phases du conflit, ce qui laisse supposer la volonté de Téhéran de frapper la puissance aérienne israélienne là où elle est la plus concentrée.
Installation radar de Dimona
À l’est d’Arad, aux abords de Dimona, se trouve l’installation radar de Dimona, une infrastructure de haute puissance dotée des plus hautes tours radar du monde. Elle est conçue pour détecter et suivre les missiles balistiques au Moyen-Orient et fournir des données d’alerte précoce aux systèmes de défense aérienne.
Cette installation opère aux côtés du Centre de recherche nucléaire Shimon-Peres Negev, un site classifié considéré comme le cœur de l’arsenal nucléaire israélien.
Bases d’entraînement : Nahal Tov et camp de Tel Arad
Dans la région d’Arad même, se trouvent d’importants sites d’entraînement militaire israéliens, notamment la base militaire de Nahal Tov et le camp d’entraînement de Tel Arad, près du site archéologique de Tel Arad. Ces bases servent de sites clés pour l’entraînement de l’infanterie et au combat des forces israéliennes. Leur proximité avec la ville expose les habitants lorsque des systèmes militaires sont pris pour cible.
De nombreux missiles tirés par l’Iran ciblent effectivement des sites militaires sur leur trajectoire. Cependant, la présence d’infrastructures militaires à proximité de zones résidentielles transforme des villes comme Arad en champs de bataille involontaires lors des lancements de missiles balistiques. Les défenses israéliennes sont conçues pour intercepter de telles menaces, mais lors de cette vague de frappes, au moins deux missiles ont réussi à pénétrer le système, frappant entre des immeubles d’habitation et provoquant des incendies et des effondrements de bâtiments civils.
Article original en anglais sur Quds News Network / Traduction MR
