Partager la publication "Aucun patient n’a quitté le point de passage de Rafah jusqu’à présent, selon le ministère de la santé à Gaza"
Centre Palestinien d’Information, 2 février 2026. Le directeur du complexe médical Nasser à Khan Younis, Atef Al-Hout, a assuré qu’aucun des patients ou blessés de la bande de Gaza n’a quitté le point de passage de Rafah jusqu’à présent, malgré la circulation d’informations sur le début imminent des opérations de voyage pour traitement à l’étranger.
Atef Al-Hout a déclaré à la presse ce lundi que les autorités d’occupation n’avaient approuvé que cinq noms sur une liste de 27 patients et blessés envoyée précédemment, en soulignant que les procédures actuelles restent bloquées et n’aboutissent à aucun départ jusqu’à présent.
Il a ajouté que plus de 20.000 malades et blessés dans la bande de Gaza attendent de voyager pour recevoir des soins, avertissant que la poursuite des retards dans l’évacuation des ces patients « équivaut pour eux à une condamnation à mort », en raison de la détérioration des conditions sanitaires et du manque de ressources médicales dans la bande ravagée.
Al-Hout a souligné que le flou et l’incertitude règnent sur la situation actuelle concernant le dossier des déplacements des malades et des blessés, affirmant l’absence de toute information précise sur les mécanismes d’exécution ou les délais prévus.
De son côté, le ministère de la Santé à Gaza a confirmé qu’aucun patient n’a encore été autorisé à voyager via le point de passage de Rafah, précisant dans une brève déclaration qu’il n’avait reçu aucun détail nouveau concernant ce dossier.
Dans le même contexte, le porte-parole du Croissant-Rouge palestinien à Gaza, Raed al-Nammous, a déclaré qu’ « à ce jour, nous n’avons reçu aucune information ou détail concernant l’évacuation de patients ou de blessés du secteur via le passage de Rafah ».
Cela survient alors que le secteur de la santé à Gaza fait face à des conditions catastrophiques en raison du blocus et des attaques continues contre les installations médicales, au milieu de demandes répétées pour faciliter de manière urgente le déplacement des cas critiques.
Hier, dimanche, le côté palestinien du passage a commencé à fonctionner « de manière expérimentale », après plus d’un an et demi de quasi-fermeture israélienne.
Les médias israéliens ont déclaré, ce lundi, qu’il est prévu que 50 Palestiniens entrent à Gaza, et que 150 patients et leurs accompagnateurs quittent pour un traitement en Égypte, sachant que les estimations officielles à Gaza indiquent que 2. 000 patients attendent la réouverture du passage.
Les autorités d’occupation étaient censées rouvrir le passage à la première étape de l’accord de cessez-le-feu, qui est entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais elles se sont dérobées.
La guerre d’extermination israélienne, soutenue par les Etats Unis, a laissé environ 72.000 morts et plus de 171.000 blessés dans l’enclave de Gaza, dont la plupart sont des enfants et des femmes, et a causé des destructions touchant 90 % des infrastructures civiles.
Chaque jour, l’occupation viole l’accord, ce qui a conduit à la mort de 523 Palestiniens, et empêche l’entrée des quantités convenues d’aide humanitaire à Gaza, où environ 2,4 millions de Palestiniens vivent dans des conditions catastrophiques.
