Partager la publication "« Vous avez deux millions de cibles à Gaza » : les aveux d’un opérateur de drone israélien sur des tueries de masse"
Quds News Network, 11 septembre 2026.– Un ancien officier de réserve de l’armée de l’air israélienne, également opérateur de drone, a avoué — dans un témoignage publié par le journal israélien Haaretz — pratiquer couramment le meurtre de masse de civils palestiniens durant le génocide à Gaza, décrivant une armée agissant sans règles, sans retenue et sans aucune crainte d’avoir à rendre des comptes. Voici les plus accablants de ses aveux.

6 septembre 2026 : Gaza pleure et inhume les dépouilles de 100 autres victimes palestiniennes, dont les corps ont été extraits des décombres après avoir été portés disparus pendant trois ans au cours de la guerre génocidaire (source compte X Mustapha Barghouti)
L’opérateur, qui commandait une cellule de frappe par drone rattachée à des brigades terrestres à l’intérieur de Gaza avant de quitter l’armée en 2026, a déclaré avoir personnellement tué au moins 54 Palestiniens avant même le 7 octobre 2023, dont des civils non armés. À propos du génocide qui a suivi, il a affirmé sans détour : « Au cours des premiers jours, il n’y avait aucune règle. » Il a décrit un effondrement total de toute limite concernant le meurtre de Palestiniens, les soldats étant encouragés à tuer librement.
Il a raconté comment les commandants israéliens considéraient l’ensemble de la population de Gaza comme une proie légitime. Selon la culture qui prévalait au sein de son unité, le message était clair : « vous avez deux millions de cibles » à Gaza ; chaque homme, femme et enfant était traité comme une cible potentielle à abattre.
L’opérateur a livré un récit glaçant du meurtre de secouristes à Tel al-Sultan, à Rafah, en mars 2025. Il a expliqué que les véhicules de secours étaient parfaitement identifiables — « on voyait clairement qu’il s’agissait de véhicules de secours, même au moment où le feu a été ouvert sur eux » — et que les forces au sol avaient pris le convoi pour cible et ouvert le feu « sans raison apparente ». Des ambulances dûment signalées ont été visées par des tirs, et les secouristes ont été traqués alors qu’ils tentaient de s’abriter derrière leurs véhicules. Par la suite, a-t-il raconté, les forces israéliennes ont enterré les corps des secouristes tués sur place, ont écrasé les ambulances avec des bulldozers et les ont recouvertes de terre pour dissimuler le crime.
Il a également décrit avoir observé des milices soutenues par Israël commettre des atrocités à Gaza, tandis que les forces israéliennes regardaient la scène depuis les airs sans intervenir pour les arrêter. « Ils incendient des rangées de maisons et nous les observons d’en haut », a-t-il dit. « Incendies criminels, pillages, tirs. » Ce récit corrobore des informations antérieures selon lesquelles l’armée d’occupation israélienne a laissé des gangs criminels et des collaborateurs armés opérer à Gaza.
Au cœur de son témoignage figurait l’absence totale de toute obligation de rendre des comptes. Il a décrit un système dans lequel des soldats tuaient des Palestiniens en sachant qu’ils ne seraient jamais sanctionnés ; un système où la « ligne jaune » délimitant les zones de tir israéliennes était repoussée de plusieurs centaines de mètres à l’intérieur de Gaza sans que les habitants en soient informés, si bien que des civils se retrouvaient soudainement dans une zone de tir libre dont ils ignoraient l’existence, et y perdaient la vie. L’opérateur a expliqué que les années passées à agir et à être témoin de ces faits lui avaient laissé une « blessure morale » ainsi qu’un trouble psychologique, le poussant à quitter définitivement l’armée.
Ce témoignage — qui s’ajoute à une liste croissante de récits émanant de soldats israéliens eux-mêmes — constitue un aveu provenant de l’intérieur même de la machine génocidaire. Il décrit, avec les mots du tueur, comment le massacre de civils palestiniens à Gaza ne résultait pas d’une erreur, mais relevait d’une politique délibérée : absence de règles, deux millions de cibles, ambulances identifiables écrasées au sol, et pas la moindre crainte d’avoir à rendre des comptes.
Article original en anglais sur Quds News Network / Traduction MR