Urgence-Palestine, 4 août 2026.- 183.465€, c’est le montant des amendes infligées en une seule journée, le 28 octobre 2023 à Paris.
Ce jour-là, 1.359 personnes venues manifester leur solidarité avec la Palestine ont été verbalisées.
Depuis octobre 2023, des milliers de personnes ont été visées par des amendes, des convocations, des gardes à vue, des poursuites ou des procédures administratives.
À raison de plusieurs centaines d’euros par procédure, la répression a déjà coûté des centaines de milliers d’euros à celles et ceux qui refusent de se taire.
Et la facture continue de s’alourdir.
DONNEZ-NOUS LES MOYENS DE RESISTER
Faire taire les soutiens de la Palestine
Ces dernières semaines, plusieurs affaires sont venues illustrer cette offensive.
Le militant Elias d’Imzalène a vu le gel de ses avoirs renouvelé. Dimanche 5 juillet, au petit matin, des policiers armés se sont présentés à son domicile pour lui notifier une décision dont il avait déjà pris connaissance par courrier recommandé.
Une mise en scène destinée à intimider, terroriser et envoyer un message à toutes celles et ceux qui refusent de se taire.
Mardi 7 juillet, le procès de Rima Hassan, poursuivie pour « apologie du terrorisme », a été renvoyé aux 19 et 20 octobre.
Son avocat a dénoncé une volonté de « neutraliser politiquement » l’eurodéputée, après le dépôt de nouvelles pièces par les parties civiles afin d’obtenir sa condamnation.
Ces procédures ne sont pas des cas isolés. Elles participent d’une même stratégie : faire payer le prix de la solidarité avec la Palestine.
150 € pour avoir manifesté.
Anna (son prénom a été modifié afin de préserver son anonymat) fait partie des centaines de personnes poursuivies pour avoir manifesté leur solidarité avec la Palestine.
Après avoir participé à la manifestation du 14 octobre 2023, elle a contesté l’amende qui lui avait été infligée. Son audience s’est finalement tenue près de trois ans plus tard.
Son avocate a rappelé que l’interdiction générale des manifestations décidée par Gérald Darmanin avait ensuite été invalidée par le Conseil d’État, que l’arrêté d’interdiction n’avait pas été notifié aux organisateurs et que le procès-verbal comportait lui-même des irrégularités.
Le 7 juillet, le verdict est tombé : 150 € d’amende.
Lors de son audience, Julie a rappelé une évidence :
« Exprimer sa solidarité pour la survie de tout un peuple n’est pas un crime. »
Pour la juge, « ce n’est pas une tribune politique ».
Pour nous, c’est précisément ce que ces procès cherchent à empêcher.
Ils veulent nous faire taire.
Ils ne nous feront pas reculer.
Chaque convocation, chaque procès, chaque amende poursuit le même objectif : épuiser financièrement, intimider politiquement et décourager celles et ceux qui refusent de détourner le regard.
Ils criminalisent la solidarité.
Nous continuerons à l’organiser.
Chaque bataille juridique, chaque campagne de mobilisation, chaque soutien aux militant·es poursuivi·es demande des moyens.
C’est précisément pour cela que nous avons lancé notre campagne de souscription.
