Mégalomanie impériale

Manlio Dinucci, 23 janvier 2026.- Le discours du président Trump au World Economic Forum de Davos en Suisse, le 21 janvier, occupe les premières pages des journaux et journaux télévisés et est au centre des débats entre politiciens et entre experts de géopolitique. Presque personne, cependant, sur les grands médias, ne rapporte les paroles exactes de Trump, qui arrivent au public filtrées à travers articles de journaux et talk show. Sur Grandangolo, selon notre méthode habituelle, nous avons fait le contraire : nous avons d’abord écouté et lu le texte officiel entier, dont nous avons extrait des morceaux originaux rapportés ci-dessous ; nous avons ainsi mis les paroles Trump face à la réalité à travers des informations documentées volontairement ignorées par le mainstream politico-médiatique. Vous pouvez le vérifier en regardant cet épisode de Grandangolo. En attendant vous pouvez lire les extraits de la transcription du discours de Trump.

Vidéo sur l’article original.

« Les États-Unis sont le moteur économique de la planète. Et quand l’Amérique prospère, le monde entier prospère. Ça a toujours été comme ça. »

« Grâce à mon écrasante victoire électorale, les États-Unis ont évité le catastrophique effondrement énergétique qui a frappé toutes les nations européennes qui ont poursuivi la “Nouvelle Arnaque Verte”, peut-être le plus grand canular de l’histoire. La “Nouvelle Arnaque Verte”, des moulins à vent partout, détruisent votre terre. »

« Sous ma conduite, la production de gaz naturel des États-Unis a atteint son maximum historique; la production de pétrole des États-Unis a augmenté de 730.000 barils par jour. Et la semaine dernière nous avons acheté 50 millions de barils rien qu’au Venezuela. »
« Et le Venezuela gagnera plus d’argent dans les six prochains mois que ce qu’il en a gagné dans les vingt dernières années. Toutes les principales compagnies pétrolières sont en train d’entrer au Venezuela avec nous. Le leadership du Venezuela a été excellent. Ils ont été très, très intelligents. »

« Chaque allié de l’OTAN a l’obligation d’être en mesure de défendre son propre territoire. Le fait est qu’aucune nation ou groupe de nations est en mesure de garantir la sécurité du Groenland, sauf les États-Unis. Nous sommes une grande puissance, beaucoup plus grande que ce que les gens peuvent imaginer. Je pense qu’ils l’ont découvert il y a deux semaines, au Venezuela. »
« Nous l’avons vu pendant la Deuxième guerre mondiale, quand le Danemark est tombé sous la domination de l’Allemagne après seulement six heures de combats et fut totalement incapable de se défendre lui même et le Groenland. Sans nous, en ce moment, vous parleriez tous allemand et peut-être un peu de japonais. »

« Le Groenland est un territoire vaste, presque complètement inhabité et sous-développé, situé dans une position stratégique clé entre États-Unis, Russie et Chine, mais dépourvu de défenses. »

« Il n’y a pas de terres rares. Pour arriver à ces terres rares, il faudrait traverser des centaines de mètres de glacier. Ce n’est pas pour cette raison que nous avons besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour la sécurité stratégique nationale et internationale. »

« Cette énorme île non protégée fait partie de l’Amérique du Nord, à la frontière septentrionale de l’hémisphère occidental. C’est notre territoire. C’est donc un intérêt fondamental pour la sécurité nationale des États-Unis d’Amérique. »

« Je suis en train de chercher à lancer des négociations immédiates pour discuter de l’acquisition du Groenland par les États-Unis d’Amérique, exactement comme nous avions acheté beaucoup d’autres territoires au cours de notre histoire, comme l’ont fait de nombreuses nations européennes. » 

« Cela ne constituerait pas une menace pour l’OTAN. Cela améliorerait notamment la sécurité de toute l’Alliance. Les États-Unis sont traités de façon très injuste par l’OTAN, je vous le dis carrément. »

« Ce que nous avons obtenu de l’OTAN n’est autre que protéger l’Europe de l’Union Soviétique et maintenant de la Russie. Nous les avons aidés pendant tellement d’années. Nous n’avons jamais rien obtenu, si ce n’est de payer pour l’OTAN, et nous avons payé pendant de nombreuses années pour l’OTAN jusqu’à mon arrivée. Nous avons payé le cent pour cent de l’OTAN parce qu’eux ne payaient pas leurs comptes. »

« Moi j’ai fait beaucoup plus pour aider l’OTAN que n’importe quel autre président avant moi. J’ai obtenu que l’OTAN paye les 5%. Quelque chose que personne ne croyait possible. Ils disaient que nous ne serions jamais allés au-delà des 2%. Mais maintenant ils payent 5%. »

« Tout ce que nous voulons c’est d’obtenir le Groenland, y compris les droits et la propriété, parce qu’il est nécessaire de le posséder pour le défendre. »
« Tout ce que nous voulons du Danemark pour la sécurité nationale et internationale et pour tenir à distance nos ennemis potentiels très dangereux est cette terre sur laquelle nous construirons le Golden Dome, le plus grand bouclier spatial jamais construit qui défendra aussi le Canada. »

« Donc nous voulons un morceau de glace pour protéger le monde. Et eux ils ne nous le donnent pas. Nous n’avons jamais rien demandé d’autre. Nous aurions pu garder ce morceau de terre, mais nous ne l’avons pas fait. Donc ils ont un choix. Vous pouvez dire oui, et nous, nous vous en serons très reconnaissants. Ou bien vous pouvez dire non, et nous nous en souviendrons. »

Édition de la revue de presse internationale Grandangolo de vendredi 23 janvier 2026 sur la chaîne TV italienne Byoblu / Traduit de l’italien par M-A P.